S'inscrire

Identifiez-vous


Cléro Jean-Pierre
     Jean-Pierre Cléro      
       Philosophe.      
           blank  blank
   
JEAN-PIERRE CLERO

 

Présentation

Jean-Pierre Cléro est philosophe (professeur à l'université de Rouen). Il travaillle sur Hume, Bentham, sur les mathématiques en général, ainsi que sur le rôle de la notion d'espace en philosophie, notion qu'il relie à celle de pulsion dans sa "théorie de la perception". Il travaille également sur la théorie psychanalytique de Jacques Lacan.


Théorie de la perception

"Le livre se veut une synthèse philosophique sur la perception. Il critique les grandes thèses sur la perception en les organisant en une antithétique; il les dénonce comme des masques idéologiques; il s'efforce enfin de montrer comment on ne peut sortir des contradictions qui paraissent inévitables. Le thème de la perception ne saurait être isolé des questions liées à l'imagination et aux passions; ses difficultés ne pourraient être résolues indépendamment des problèmes soulevés par les divers modes de la sensibilité. L'horizon de cette antithétique et de son effort de résolution est celui des fondements des sciences de l'homme telles qu'elles orientent leurs travaux au cours des dernières décennies. Ces fondements relèvent de l'examen de plusieurs catégories, mais aussi d'un effort pour repenser par exemple l'espace et le temps. Il est clair que le présent ouvrage est l'esquisse d'une tâche qui devra en passer par l'ensemble des aspects de la sensibilité. L'enjeu de cette enquête est de savoir si une telle théorie réussira dans une tâche où de grandes philosophies du XIXe et du XX siècles paraissent avoir échoué."

 

Le vocabulaire de Lacan

"Lacan fut-il un philosophe? N'est-ce pas une gageure de le lire ainsi alors qu'il a parfois explicitement récusé cette appellation? On peut d'abord constater qu'il a travaillé avec des concepts ordinairement tenus pour philosophiques; et que, quand bien même cette lecture eût été le masque d'une invention personnelle, Lacan a lu, non seulement les philosophes, mais Freud lui-même, avec des concepts philosophiques dont il a fait évoluer le sens. En second lieu, on assiste à une articulation cohérente de ces concepts pour penser l'existence humaine, dans sa diversité la plus singulière autant que dans sa généralité la plus universelle. En demande-t-on davantage à un philosophe? La question qui reste ouverte, sous-jacente à l'intention nécessairement didactique d'un tel vocabulaire, est de savoir à quoi l'on reconnaît une philosophie authentique et qui a l'autorité d'en décerner le titre."

 

Les raisons de la fiction. Les philosophes et les mathématiques

"Ce livre marque le bilan de plus de deux décennies de recherches effectuées au croisement dedivers secteurs des mathématiques, des philosophies anglo-saxonnes modernes et contemporaines, et de la psychanalyse; il est sous-tendu par une enquête plus générale sur la possibilité de construire aujourd'hui une théorie des fictions en accordant à cette dernière la valeur fondatrice qu'un grand nombre de philosophies paraissent avoir perdue (à commencer par le kantisme et la phénoménologie). Plusieurs fils sont entrelacés. Le premier consiste en une approche résolument "empiriste" des mathématiques; cette conception, qui vise à secouer le joug d'une attitude a prioriste, pour ne pas dire innéiste, très généralement et spontanément adoptée en la matière, aboutit à accorder un rôle essentiel à la notion de fiction. Cette carte "fictionaliste", avancée par Aristote et rénovée plus récemment par l'utilitarisme, semble ne jamais avoir été jouée comme il convenait; en raison des échecs relatifs des diverses philosophies des mathématiques qui se sont disputé le terrain jusqu'à ce jour, il est tenté ici de relever cet héritage, fascinant mais délaissé. Le deuxième fil conducteur de l'ouvrage est celui d'un "psychologisme" délibéré et avoué: il s'agit d'ouvrir sur les aspects affectifs, dynamiques et économiques qui sous-tendent les efforts logiques et démonstratifs des mathématiciens. Ces recherches, quand elles sont esquissées, paraissent encore "échapper" au philosophe, au penseur, au psychologue même, quand ils ne les dénoncent pas par principe. Il est temps d'attirer l'attention sur le travail particulier des schèmes à l'oeuvre en toute démonstration. Le troisième fil met l'accent sur un certain type de pensée technique, qui mène son chemin aveuglement et symboliquement; mais non pas sans pensée. Valéry disait: "Il n'y a de science que des actes. Tout le reste est littérature". Le présent livre, variation sur la pensée active des mathématiques, n'en néglige pas pour autant "le reste", puisque la théorie des fictions proposée ne sépare les concepts ni de ce qu'il est convenu d'appeler, fallacieusement d'ailleurs, le "contexte", ni des schèmes dont l'auteur à cherché à établir qu'ils sont communs aux mathématiques et à la littérature."

 

Lacan. Y a-t-il une philosophie de Lacan?

"Les rapports houleux de Lacan avec la philosophie mettent en jeu les relations, tout aussi difficiles, de Lacan avec l'oeuvre de Freud. Lacan a voulu faire, à l'égard de Freud, un travail comparable àcelui que Hilbert, l'inventeur des espaces formels,a voulu faire à l'égard de Desargues. La tâche était ardue pour une double raison: d'abord, l'oeuvre de Freud s'est avérée difficile à dépasser; en second lieu, la philosophie est extrêmement diverse et n'offre pas une langue homogène et sûre à celui qui a voulu l'instrumentaliser. L'entreprise, compliquée, n'a peut-être pas un résultat aussi net que le dépassement hilbertien: elle n'en est pas moins traversée par un souffle créateur qui fait de son auteur l'un des meilleurs inventeurs de point de vue et deconcepts pour témoigner du foisonnement d'idées de la deuxième partie du XXe siècle, pour y mettre de l'ordre et pour penser notre temps."

 

Bentham. Philosophie de l'utilité

"Les attitudes à l'égard de l'utilitarisme restent aujourd'hui contradictoires. On accuse depuis longtemps le monde moderne de sacrifier à la seule valeur d'utilité et de mépriser, en son nom, la vérité, la justice, le bien et surtout la beauté. On soupçonne que l'utilité vassalise l'ensemble des valeurs, comme l'a remarquablement détecté Hegel qui a vu, dans l'utilité, un tournant du monde moderne. Mais, en même temps, on n'accepterait pas de faire un travail inutile ou de voir sa personne ou ses actes taxés d'inutiles. Dès lors, y a-t-il une mesure qui puisse, de l'extérieur, contenir l'utilité? Ou ce processus de limitation ne peut-il se fonder que de l'intérieur? Ce dernier défi est celui que l'utilitarisme lance aux autres philosophies, sur tous les fronts, théoriques et pratiques."

 

Curriculum Vitae

 

Agrégé de philosophie
Professeur à l’Université de Haute Normandie
Chargé de cours à l’Université de Paris X - Nanterre
Enseignement et activités administratives

Année 1999-2000

 

Cours de philosophie des mathématiques en DEUG II sur la réalité des objets en mathématiques.
Cours de philosophie de la connaissance en licence sur l’imagination.
Cours de philosophie anglaise en licence : aspects de la philosophie morale et politique en Angleterre aux XVIIIème et XIXème siècles.
Cours de DEA : Mise en place d’une théorie des fictions en philosophie de la connaissance.
Direction de CERHIS. Direction du DEA. Présidence de la Commission de spécialistes.
Participation à trois commissions de spécialistes (Rouen, Nanterre, Caen).
Participation au jury des agrégations interne et externe.
Direction d’une vingtaine de mémoires de DEA et de Maîtrise ; direction d’une quinzaine de thèses.
Participation à deux jurys de soutenance de thèses.
Participation au Conseil de gestion.
Organisation d’un colloque international sur Les Pascal à Rouen, novembre 2000.
Participation aux travaux préparatoires de la réunion à Rouen du Comité Consultatif National d’Éthique.
 

Exposé des recherches

 

Les secteurs de recherche et d’enseignement de Jean-Pierre Cléro concernent la philosophie anglaise classique, moderne, voire contemporaine, envisagée tant sous l’angle théorique (épistémologie, logique, philosophie des sciences) que sous l’angle pratique, soit moral, juridique et politique. Sa thèse a été soutenue sur le thème de “ La philosophie des passions chez David Hume ” (publiée chez Klincksieck). Ses principales publications et manifestations publiques reflètent cet intérêt particulier pour une théorie de l’affectivité envisagée selon des approches diverses, mais de façon de plus en plus insistante dans la perspective d’une théorie des fictions. Dans le but de se livrer à une construction patiente de cette théorie des fictions, sa recherche actuelle prend corps sur plusieurs registres ; elle est partie d’une réflexion sur les mathématiques et sur la physique où les concepts ont souvent un statut de fictions. Les explications et les démonstrations s’effectuent souvent sur le mode du “ comme si ”. Cette enquête s’est trouvée confirmée par sa lecture de Bentham, auteur dont il a traduit trois ouvrages et dont il envisage de donner une version de Chrestomathia. Bentham est juriste et sa théorie des fictions est partie d’une réflexion sur le droit : la théorie des fictions qu’il cherche recevait donc, de ce côté, une plus grande extension.
L’approfondissement du Système de logique de Stuart Mill et du problème de l’induction lui est apparu nécessaire et se poursuit actuellement.
Dans le sillage de ses recherches sur les auteurs anglais, en particulier depuis ses travaux sur Hume, il a compris que le fondement des sciences humaines qu’il avait d’abord cherché du côté d’une philosophie des passions relevait plutôt d’une logique des fictions.
En bref, il s’agit pour lui de présenter une théorie des fictions qui soit assez profonde logiquement ; mais aussi qui articule suffisamment de champs du savoir et de la pratique de notre temps.
 

Publications

 
1.   Traduction de Chrestomathia de J. Bentham, prévue pour 2002 à l’UNEBEVUE.
2.   L’invention de l’autonomie. Une histoire de la philosophie morale moderne, _traduction de The invention of autonomy de Schneewind (Cambridge University press, 1998)_. NRF Essais, Gallimard, Paris, 2001.
3.   Préface à la traduction par Gilles Robel des Essais moraux, politiques et littéraires et autres essais de Hume. PUF, Perspectives anglo-saxonnes, Paris, octobre 2001.
4.   Déterminisme, indéterminisme et liberté, Ellipses, Paris, octobre 2001.
5.   Le vocabulaire de Lacan, Ellipses, Paris, mai 2002.
6.   Le vocabulaire de Bentham, Ellipses, Paris, mai 2002.
7.   Les mathématiques et le philosophe, Colin, Paris, à paraître en 2002.
8.   La philosophie et la langue commune, texte en préparation avec S. Laugier.
9.   Bentham et l’économie, Le temps des cerises, à paraître en 2002.
10. Bentham, Une théorie de la société (parution prévue en 2002 aux PUF, en collaboration avec C. Laval et P. Schofield) collection dirigée par Y.C. Zarka.
11. Prise en charge, dans le cadre de la nouvelle édition des Oeuvres complètes de Fontenelle, du volume concernant les oeuvres scientifiques (parution prévue en 2002).
12. Regards sur l’individu, publications de l’Université de Rouen, 2ème trimestre 2002.
13. Les Pascal à Rouen (1640-1648). Textes réunis par J.P. Cléro, Publications de l’Université de Rouen, fév. 2001.
14. Philosophie et psychanalyse. Autour de Lacan. PUR, Rouen (parution prévue à la rentrée de 2002).
 
Prévision de plusieurs publications de livres de Bentham chez Vrin. Le titre de ces livres et la nature du travail sont en discussion.
 

Articles :

 
1.   Apogée du contrat ou fin du contrat ? Article pour la revue Skepsis, dirigée par Pascal Dupond. N° spécial sur Préparer le CAPES et l’agrégation de philosophie 2002. La justice, Leibniz, Russell, Delagrave, Paris, 2002.
2.   Réflexions sur le contractualisme contemporain, Presses universitaires de Rouen, 2001.
3.   La pensée aveugle ou symbolique, Voir (barré), n°23, Ecritures d’aveugles : entre analogie et symbole. Décembre 2001.
4.   Texte sur “ La conception de l’histoire chez Hume ”, publié dans une revue canadienne en 2002 ou 2003.
5.   Le personnage de Cromwell dans l’Histoire d’Angleterre de Hume. Presses universitaires de Rouen, 2002.
6.   Hare et l’ontologie, Presses universitaires de Grenoble, fin 2002.
7.   Mathématique et littérature. In : Actes du colloque sur les réécritures littéraires des discours scientifiques. 2002 ou 2003.
8.   Perception et éthique. Lacan et Merleau-Ponty, Letterina, Bulletin de l’Association Cause Freudienne en Normandie, n°30, “ La fidélité au réel ”, fév.2002.
9.   Merleau-Ponty et la guerre. Actes du colloque “ Philosopher en France ” (1940-1944).
10. Lacan et les philosophes, Actes du colloque de novembre 2001 à l’université de Rouen, 2002.
11. L’expérience, La Découverte, 2002.
12. Les sutures d’espaces. Sémiotiques, 2003.
13. La critique du “ trust ” chez Bentham. Presses de l’Université de Besançon. 2003.
14. Notule sur les probabilités chez Hume, Science et Avenir, Hors-série, octobre-novembre 2001.
15. L’utilitarisme et la personne de l’embryon, Science et Avenir, Hors-série, mars-avril 2002.
16. Paysage et patrimoine. Dans Etudes Normandes, 2002-3.
 

Comptes rendus :

 
1.   CR du livre d’Y.C. Zarka, Figures du pouvoir.
2.   CR du livre de T.J. Hochstrasser, Natural Law Theories in the Enlightenment,
 

Communications :

 
1.   Participation au colloque sur l’ontologie : “ Réflexions sur la critique par Kant des paralogismes du point de vue d’une théorie des fictions ”, 1er mars 2000 à Caen.
2.   Journée d’études à l’Université de Rouen sur l’individu (15 mars 2000).
3.   Conférence sur “ La notion d’anonymat, Réflexions sur la notion de personne ”, dans le cadre de la venue à Rouen du Comité Consultatif National d’Éthique (16 mars 2000).
4.   “ Les rapports de la société civile et de l’histoire chez Hume ”, Colloque  Hume et la société civile, Paris1 - CNRS, 1er avril 2000.
5.   “ Grandeur et vanité de la fonction d’auteur ”. Colloque Une histoire de la fonction-auteur est-elle possible? (du 11 au 13 mai 2000) organisé par le Centre de recherche Littérature et discours du savoir de l’École normale de Fontenay/Saint-Cloud.
6.   Lacan et l’éthique de la psychanalyse, le 18 mai 2000 à l’Hôtel des sociétés savantes de Rouen (conférence demandée par l’Association Cause freudienne-Normandie).
7.   Colloque Les réécritures littéraires des discours scientifiques. Styles et passions en littérature et en mathématiques. Le 12 décembre 2001.
8.   Perception et éthique, au séminaire sur les Recherches sur la Pluralité Esthétique, ENS, rue d’Ulm, le 21 décembre 2001.
9.   Colloque sur République et Commonwealth, les 28, 29 février et 1er mars 2002. Le personnage de Cromwell.
10. Communication sur Paysage et patrimoine, Pont-Audemer, 27 avril 2002.
11. La notion de “ trust ” chez Bentham, Université de Besançon, le 15 mai 2002.
12. Colloque d’Orléans sur l’histoire des probabilités et des statistiques. La portée physique et morale de la règle de Bayes (31 mai 2002).

Travaux :

  Participation aux activités du groupe de recherches dirigé par Y.C. Zarka au Cntre d’histoire de la pensée moderne.
Participation à des jurys de thèses (2001-2002) : M. Zaoui, M. Carrique, M. Chaibi, M. Cluzelaud, M. Piérobon, Mlle Vivier, Mlle Leroy.
Direction d’une quinzaine de DEA et de thèses à Rouen en 2002. Deux thèses sont sur le point d’aboutir : celle de M. Drieux et de M. Péjovski.
Direction de la thèse de M. Brown à Paris I sur Toland et la théologie.
Organisation d’un colloque avec le CNRS sur Les provinciales de Pascal.
Participation aux travaux sur Les pathologies du politique.
Organisation d’une journée d’études sur Bonheur et société.
   Jean-Pierre Cléro

Link   CV

Link   Ce qu'il nous reste à faire

Link   La règle de Bayes

Link   Le vocabulaire de Bentham

Link   Présentation

Link   Le traitement des sophismes politiques

Link   Hume, une philosophie des contradictions

Link   Trois dialogues entre Hylas et Philonous

Link   Les provinciales de Pascal
             
         

Jean-Pierre Cléro

Mise à jour le Vendredi, 17 Octobre 2008 16:28